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Les mains servaient spontanément à l'alimentation des chasseurs-cueilleurs des origines préhistoriques ; ces organes essentiels du corps humain constituaient des éléments nécessaires à leur survie, des rouages vitaux. De même, toute jeune créature humaine passe, de manière inconsciente, par cette étape de la manipulation manuelle des aliments pour leur ingestion. De ces états primitifs instinctifs s'est élaborée une culture culinaire éclectique et féconde qui s'enrichit en permanence, tant universellement qu'individuellement. Cuisiner demeure une activité utile au quotidien, très souvent indispensable bien que devenue désuète dans le monde moderne. Toutefois, la pratique de la cuisine, recherchée et créative ou obligée et rudimentaire, procure généralement des satisfactions de différents ordres. En particulier, elle participe au plaisir de rendre agréable l'acte de se nourrir et contribue à établir des temps de convivialité empreints de partages et d'échanges. De plus, être conscient et ardemment convaincu de l'impact primordial de la qualité de l'alimentation sur ses effets sanitaires conduit à privilégier deux attitudes complémentaires préalables à la consommation : d'une part, la recherche de produits sains, élaborés le plus naturellement possible avec un minimum d'intrants d'origine artificielle, est une préoccupation constante ; et, d'autre part, la volonté de maîtriser le plus complètement possible la confection des aliments oblige à "mettre la main à la pâte", à concocter ses propres mets. Un modeste échantillonnage de réalisations régulières et fréquentes, souvent simples, parfois chronophages, mais toujours exécutées avec envie et application, constitue la liste, non exhaustive, de cette page.
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